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La cérémonie de
l’appel de la pluie (Tuthra Unzar)
Dans la religion
islamique il y a une prière spéciale pour l’appel de la pluie qui porte
le nom « Salat al Istisqae » à travers la quelle les musulmans demandent
la pluie et la clémence à Dieu.
A côté de ce rituel, purement islamique, le patrimoine Amazigh a
conservé dans sa mémoire un autre rituel, plus ancien, de la fête de
l’appel de la pluie.
L’origine de cette coutume est une légende qui parle d’un roi de pluie
appelé « Anzar ». Ce roi est tombé amoureux d’une fille qui avait
l’habitude de prendre un bain dans la rivière et le dit roi voulait la
prendre avec lui au ciel et partager avec elle ses richesses et ses
pouvoirs. Mais la jeune fille a refusé sa demande et « Anzar » pour se
venger d’elle, il a fait sécher toutes les rivières et les puits.
Dans cette situation critique, la population a demandé à la fille de se
soumettre au désir d’« Anzar » pour que celui –ci renonce à sa
vengeance.
La jeune fille a fini par accepter de sacrifier sa vie pour la survie de
son peuple. Ainsi la jeune fille a crié au ciel : «Oh Anzar, Oh Anzar,
laisse l’eau couler de nouveau dans la rivière et viens prendre ta
revanche ! ». Au même instant, le roi de la pluie est apparu sous forme
d’une immense éclaire, il a pris sa fiancée et l’eau est revenue à la
rivière.
Le rituel de l’appel de la pluie est une représentation de la légende
d’« Anzar ». Une fille, qui va devant un groupe de jeunes, elle prend
dans sa main une « Thfara » (pelle qui sert à mettre le pain dans le
four) et la revêt des vêtements d’une fiancée récemment mariée,
symbolisant ainsi le convoi nuptial. Le groupe des jeunes chantent des
invocations à « Anzar » et passent par les maisons du douar en
sollicitant des aliments (pain, œufs, figues …). En fin ils vont au
marabout le plus proche pour distribuer entre eux tout ce qu’ils ont
réussi à collecter.
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